Un porte bûches en lamellé-collé

Tentative de création d'un objet design pour le salon

Suite à plusieurs tentatives de conception (très moches, il est vrai), et donc de refus de madame, j’ai fini par épurer totalement les formes et réfléchir à la seule fonctionnalité pertinente à étudier dans le cas de cet objet : porter les bûches ! Avec un bon cahier des charges, le produit vient tout seul 🙂  Reste à le dessiner, sans rien oublier pour ne pas que le plaisir de la réalisation devienne une contrainte.

Porte bûche terminé
Modelisation avant lancement du projet

Premier boulot, pour ne pas se tromper lors de la réalisation (et ça n’évite pas toutes les erreurs) : un plan sous Sketchup, il était important de modéliser également pour relever le rayon de courbure des arcs principaux qui conditionne la fabrication du gabarit. J’avais aussi besoin de connaître la longueur développée des lattes afin de les débiter correctement et sans surprise.

Lors de la réalisation, la première tâche et sans doute la plus importante dans la cas du lamellé-collé, est la réalisation d’un gabarit pour le cintrage et le maintien des lattes durant le séchage de la colle. J’avais quelques chutes de MDF en épaisseur 22 mm issues de la réalisation du plan de travail de la cuisine, deux épaisseurs empilées m’ont permis d’atteindre un peu plus que l’épaisseur requise de 30 mm qui correspond à la largeur des lattes. Une fois les deux plaques coupées, je les ai fixées ensemble à l’aide de vis, puis j’ai confectionné un compas de défonceuse adapté au rayon de courbure d’un mètre. J’ai ensuite séparé la plaque de MDF en deux parties à l’aide d’une fraise droite, créant du même coup le moule, et le contre-moule. Le moule est laissé tel quel à l’exception d’une plaque ajoutée juste sous la courbe pour maintenir les lattes durant le collage et permettre l’alignement du sandwich créé par le moule, les lattes, puis le contre-moule. Le contre-moule pour sa part est scindé en cinq parties afin de faciliter un serrage progressif lors du collage. Il faut noter également que des entailles parallèles à la courbe sont pratiquées dans les contre-moules afin de permettre un serrage efficace.

Découpe du gabarit
Serrage à la presse
Découpe des lattes
Les lattes brutes

Toutes les parties en bois seront en frêne, je commence donc par la partie principale qui est constituée par les deux barres courbes. Pour fabriquer ces deux barres, je découpe des lattes à la scie à ruban à partir d’une planche de frêne corroyée et épaisse d’environ 35 mm. C’est un peu plus que la cote finale, car il me faudra raboter après le collage. L’état de surface laissé par la scie à ruban ne permet de coller directement, il faut d’abord poncer les lattes, je vais donc les calibrer à la ponceuse à cylindre.

La dimension finale des lattes est donc de 3 mm d’épaisseur, par 35 mm de large. C’est une dimension qui permet un cintrage sans problème, et le lamellé-collé de frêne devrait être au final très résistant. Au final ce seront 11 lattes qui seront empilées pour chaque barre cintrée. J’en ai malgré tout fabriqué une trentaine , et je pense utiliser le surplus pour un autre projet de panier à bûches.

Les lattes sont ensuite placées dans le gabarit après encollage sur chaque face. Comme d’habitude, je manque de serre-joints, c’est un fait étrange, car j’ai beau en acheter de plus en plus, il en manque toujours.  Je commence par serrer les contre-formes en partant du centre, puis je vais jusque sur les bords, ce qui à pour effet de chasser la colle vers l’extérieur, et de presser fermement les lattes les unes contre les autres. Une fois la colle sèche je dégauchis la pièce pour avoir un bon état de surface, ce sera aussi la base d’appui de la défonceuse pour arrondir les chants. Pour l’instant les embouts des pièces sont bruts, et les pièces ne sont pas encore mises à longueur.

Collage en cours
Dégauchissage de la pièce

L’opération suivante consiste à créer les arrondis en bout de chaque traverse, ainsi que ceux sur les chants. Les premiers arrondis sont réalisés grâce à une ponceuse fixée dans un étau, de manière à avoir le disque de ponçage perpendiculaire au plan d’appui. Ensuite je fais les arrondis sur les chants avec une fraise à arrondis à roulement, de rayon 6,35 mm (1/4″). Pour l’opération j’utilise une des deux traverses pour appuyer la défonceuse car la largeur assez faible des traverses est peu compatible avec ma grosse défonceuse.

Ensuite j’effectue plusieurs opérations de perçage successives à la perceuse à colonne afin de centrer les tubes alu sur les tiges filetées traversantes et de pouvoir camoufler correctement les boulons qui viendront serrer le tout sous des bouchons en frêne. J’en profite également pour monter les pieds sur lesquels je trace un trait à la règle afin d’avoir un repère de sciage et ainsi obtenir une assise non bancale quand l’ensemble sera monté.

Enfin, montage et finition, et ensuite on peut entreposer des bûches pour les longues soirées d’hiver. Et bien sûr, le plus important, on peut balayer dessous 🙂

N’hésitez pas à jeter un oeil sur la vidéo.

One Reply to “Un porte bûches en lamellé-collé”

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