Commodes en érable, frêne et noyer

L'étude

Cette partie n’a généralement pas lieu dans l’atelier, en tout cas, pas en ce qui me concerne. J’ai appris depuis longtemps déjà que même avec un plan murement réfléchit il y a encore des petites modifications en cours de route, qui obligent souvent à des adaptations périlleuses. Par exemple, pour ce meuble, j’avais omis de dessiner les supports des glissières, ce qui m’a causé quelques soucis à la réalisation.

Les logiciels de 3D actuels sont très performants, très simples à utiliser, et permettent d’obtenir des résultats très intéressant surtout en terme de visibilité sur le résultat final.

Le rendu ci-contre provient d’une modélisation réalisée avec Sketchup et rendue par Artlantis. J’ai assez peu creusé côté matériaux, mais ça permet de valider le design avant de se lancer dans le projet.

Choisir les bois

La deuxième opération, et sans doute la plus empreinte de zen, c’est le choix des essences, mais également de chacune des pièces de bois qui constituerons l’ouvrage final. C’est une étape qui nécessite d’être en contact avec la matière brute, d’avoir l’esprit clair pour visualiser les transformations futures, il faut aussi arriver à « sentir » le fil du bois.

Je prend le temps de manipuler les lourds plateaux de bois pour choisir le plus adapté à telle ou telle partie du meuble. J’ai encore peu d’expérience mais chaque nouvel ouvrage me permet d’apprendre et de mieux sélectionner les pièces la fois suivante. Pour cette raison, les défauts de mes meubles ne me posent généralement pas trop de problème si ils ne sont pas trop visible.

Pour ce meuble je vais utiliser principalement de l’érable pour toutes les parties visibles. Les épaisseurs des pièces finies n’excédent pas 30 mm, sauf pour les pieds, mais nous verrons plus tard que la section des pieds est supérieurs aux pièces qui les constituent.

J’utiliserai aussi du frêne, et du noyer d’Amérique pour fabriquer les tiroirs, le contraste entre ces deux dernières essences servira à mettre en valeur les queues d’aronde.

Enfin quelques renfort pour les assemblages d’onglet seront également fabriqués en noyer d’Amérique, toujours pour de beaux contrastes de matière.

Le pré-débit

L’outil indispensable pour mener à bien cette phase, surtout sûr un ouvrage qui comprend pas loin de 100 pièces (sachant que je vais faire deux commodes, il y aura presque 200 pièces à manipuler), c’est bien sûr la feuille de débit. L’image ci-dessus montre la feuille de débit que j’ai utilisé pour le débit des bois des commodes, elle n’est pas tout à fait juste car j’ai décidé après coup que les joues des tiroirs seraient en noyer d’Amérique. Les pièces sont repérées par un numéro, mais je trouve cette méthode difficile à utiliser, je préfère un trigramme qui me permet de savoir à quoi correspond la pièce. On retrouve ensuite deux séries de trois colonnes qui sont les cotes brutes, puis finales des pièces. Le pré débit s’intéresse aux cotes brutes.

Le pré débit est une opération un peu physique, les plateaux font plus de 4 mètres de long, pour une épaisseur de 27 à 54 millimètres, de plus je ne peux pas les ranger tous horizontalement, certains sont stockés verticalement sur le mur de la grange. Tant qu’ils sont entiers il est difficile de les sélectionner car il faut les déplacer un par un pour visualiser les parties intéressantes, et bien sûr, ils sont empilés les uns sur les autres pour le stockage.

Une fois que j’ai identifié les plateaux que je souhaite  utiliser je trace sur chacun d’entre eux l’emplacement des pièces en ayant préalablement repéré à l’aide d’une craie forestière les noeuds, fentes, zones nécrosées et autres défauts. Puis, après les avoir posé sur une chèvre, je tronçonne les plateau en sections manipulables et qui rentrent dans l’atelier. Ensuite, j’effectue les opérations de délignage, généralement à la scie à ruban car le débit de cette machine dans le sens du fil est assez impressionnant, mais je ne m’interdis pas d’effectuer certaines coupes à la scie circulaire sous table. La scie à ruban à une plus grande capacité de coupe, nécessite moins de manipulations, notamment pour fixer les pièces, mais manque un peu de précision et laisse un état de surface assez mauvais. La scie circulaire est plus adaptée pour des pièces qui nécessiterons juste un léger rabotage des chants.

Le résultat c’est un tas de morceaux de bois brut qu’il va falloir dégauchir, raboter et mettre à longueur. Chaque pièce est marquée avec son repère (le trigramme que j’ai mentionné plus haut), certaines pièces étant très semblables c’est une précaution indispensable.

C’est dans ce genre de projet que je vois les limites de l’organisation actuelle de mon atelier, une fois les pièces posées, elles monopolisent la quasi intégralité de l’établi et de la servante. Je pense qu’il faudra que je révise la disposition des machines et des rangements.

Le corroyage

Dans mon cas, le corroyage se limite au dégauchissage et rabotage (pas de blanchissage), cette opération nécessite, malgré sa simplicité apparente, de la rigueur et de l’organisation. En effet nous allons manipuler l’ensemble des pièces de bois qui vont constituer l’ouvrage, les déplacer, les retourner, etc.

Détail qui a son importance, toutes les marques vont être effacées durant ces opération de rabotage. C’est pourquoi je reporte en bout des pièces, mes marques d’identification, l’avantage c’est que ces marques seront visibles même lorsque les bois sont empilés, il suffit de les regarder depuis le bout.

Le corroyage donne également lieu à quelques surprises, comme des tâches en profondeur (sur des bois mal séchés, ou mal entreposés), on découvre aussi parfois des fissures ou des bois dont on avait pas remarqué qu’ils étaient échauffés.

Enfin il m’est aussi arrivé sur ce meuble de devoir repasser à la case débit car certains bois trop gauches ne présentaient plus une épaisseur suffisante après corroyage.

Cette étape est longue, rébarbative, mais indispensable à tout menuisier amateur qui travaille le bois massif, car elle permet aussi la liberté dans le choix des bois, des dessins, des essences, en gardant un coût maitrisé dans l’achat de la matière première.

Composition des pieds

Avant usinage, les pieds, au nombre de 4 par commode, ont une section carrée de 8×8 cm, la section finale sera de  7×7 cm. Il se trouve que je ne dispose pas de plateaux qui me permettraient de tirer des sections pareilles en un seul morceau. Je vais donc devoir coller plusieurs épaisseurs afin d’arriver à la dite section. Mais pas n’importe comment, en effet, imaginons que je colle simplement deux planches l’une sur l’autre, sachant que les pieds sont visibles sur deux faces entières, je me retrouve avec une des deux faces qui présentera une rupture longitudinale dans le sens du fil, ce qui ne serait pas très heureux sur un meuble de construction traditionnelle. Je choisis donc d’assembler deux planches de 40 mm avec un onglet à 45°, appuyées sur un noyau de section 40×40 mm. (voir photo ci-contre)

Il faudra prendre soin de débiter les éléments de chaque pied avec le minimum de chutes possible. Pour ce faire, je débite une planche de 40 mm d’épaisseur finie une fois rabotée et dégauchie, la largeur est calculée de manière à pouvoir effectuer une coupe à 45°, donnant les deux morceau de 80 mm de large à assembler, avec une marge de manoeuvre d’environ 10 mm, nous allons voir pourquoi.

Ci-dessus, on peut voir que les éléments constituant les pieds sont d’abord débités dans une planche de 40 mm, comme indiqué dans le paragraphe précèdent. Le débit est réalisé à la scie à ruban, l’état de surface est donc relativement mauvais, malgré ce petit inconvénient, la scie à ruban convient bien pour un débit en bois de fil. C’est la raison pour laquelle j’ai pris une marge de 10 mm (c’est généreux, je sais), une fois le passage de la scie terminée, j’utilise le guide orientable de la dégauchisseuse, qui me permet d’obtenir une bonne surface apte au collage.

Justement, puisqu’on parle de collage ….

Mortaises, tenons

Les tenons sont classiquement réalisés à la toupie. Ce qui est à retenir dans cette opération :

  • le pointage de la toupie, surtout si vous n’avez pas un modèle haut de gamme comme moi, est assez délicat, donc autant que possible, il faut regrouper les pièces ayant des dimmensions identiques. Ceci est d’autant plus vrai que même si la côte est différente de 1/2 mm entre la théorie et la réalité l’impact est souvent négligeable si l’erreur est constante.
  • L’ordre des opérations, on usinera préferentiellement la mortaise avant le tenon, ce qui permettra de laisser éventuellement un peu de gras sur le tenon, et d’ajuster les pièces au guillaume si nécessaire juste avant collage. Toujours au sujet de l’ordre des opérations, il est important d’usiner d’abord en bois de travers et ensuite en bois de fil, ce qui permet d’avoir une meilleure finition, en effet l’enlèvement de matière en bois de fil ne laisse pas d’éclat et vient souvent supprimer celui qui est apparu en bois de travers. Cet ordre n’évite en aucun cas l’utilisation du pare-éclat.
  • le traçage, les tenons ne nécessitent pas de traçage hormis lors du pointage de la machine, par contre les mortaises doivent être toutes tracées. Pour ce faire il peut être intéressant de tracer au trusquin en bois de fil, puis de positionner tous les pieds les uns à côté des autres, bien alignés et de les maintenir avec un ou deux serre-joints avant de tracer les mortaises.
  • un autre point important dans la réalisation des mortaises est l’alignement de la rainure destinée à recevoir les panneaux avec la mortaise de manière à faire en sorte que le panneau vienne s’embrever dans la mortaise sans forcer
  • il sera également indispensable de prévoir un assemblage à blanc, surtout dans le cas de la photo, avec multi panneaux, 4 tenons de chaque côté, et rainures autour de chaque panneau, bref de quoi donner des sueurs à l’assemblage définitif, surtout si la colle est « rapide », et ne pas oubliez de procéder au ajustement avant de déclarer l’assemblage bon pour le service
  • il est également important de laisser de la place en fond de mortaise (perso je prévois 2 à 3 mm) afin de laisser la place à la colle, et surtout à d’éventuels résidus de mortaisage
  • lors du collage s’assurer que les épaulements des tenons sont bien plaqués, ce qui fait « propre » à l’oeil

Mise en forme des pieds

Le gabarit

Le gabarit sera tracé en grandeur réelle sur un morceau de CTP de 15 mm d’épaisseur. Il faut prévoir les dimensions du gabarit très large car nous devrons fixer les cales de maintien, les sauterelles ainsi que les poignées (je rappelle qu’on ne tient pas un gabarit par les sauterelles). J’ai dessiné sur l’épure les mortaises et la rainure, ce détail peu sembler superflu, mais il permet de se rendre compte du reste de matière après profilage et d’ajuster le tir si nécessaire.

Je commence par dégrossir à la scie à ruban.

La pente inférieure du pied est une droite, donc je prend appui sur une règle et j’utilise  la défonceuse munie d’une fraise droite à roulement. Ensuite je viens ajuster la courbe supérieure à l’aide d’une ponceuse à rouleau (au passage c’est l’outil idéal pour les courbes convexes sur gabarit). Si vous ne possédez pas ce type d’appareil, une râpe correcte et une cale de forme à poncer feront très bien l’affaire.

Le respect au dixième de la belle courbe tracée au compas n’a pas réellement d’importance, par contre il faut que la courbe finale du gabarit soit « tendue » et sans relief pour avoir un aspect esthétique.

L'usinage

L’usinage est réalisé au calibreur à plaquette, avec un roulement du diamètre du calibreur. Pour rappel, le principe de cet outil est d’enlever toute matière qui dépasse de l’axe verticale correspondant à la tangente au roulement, autrement dit, le roulement vient prendre appui sur le gabarit et tout ce qui dépasse du gabarit est supprimé par l’outil. Bien entendu, même avec un calibreur à plaquette on enlèvera pas la totalité en une seule passe, la pièce mesure 70 mm de section carrée et il y’a près de 20 mm à retirer au plus creux de la courbe, ma stratégie est donc d’avancer petit à petit la pièce vers le bord du gabarit.

Mais cette méthode à un inconvénient c’est de devoir insérer petit à petit des cales entre les cales d’appuis et les pièces à usiner, il faut donc les prévoir en conséquences. L’idée est de prévoir un jeu de cales ayant une épaisseur correspondant à la profondeur de passe jugée raisonnable (3 mm dans mon cas). J’en empile 6, que je positionne entre la position finale de ma pièces sur mon gabarit et la cale de maintien de la sauterelle. Durant l’usinage il me suffira de démarrer avec une seule cale, et d’ajouter une cale entre chaque passe.

Autre point, il faut veiller en permanence à l’état du gabarit, sur une des images ci-contre vous pouvez voir le résultat quand deux grains de poussière sont resté adhérents sur le gabarit. C’est sans gravité car il suffit de s’en apercevoir et de nettoyer, puis de refaire une passe. Il en va tout autrement si le champs du gabarit a subit un enlèvement de matière, il faudra sûrement mastiquer, et poncer à nouveau pour obtenir une belle surface bien lisse.

Assemblage des côtés

Il y a finalement peu de choses à dire sur le collage. On oubliera pas le nécessaire pour retirer l’excédent de colle, en ce qui me concerne j’utilise un seau d’eau et une vieille éponge (vieille, mais propre).

Les panneaux étant libres en rainure, on oubliera pas les cales de maintient (j’utilise des rondelles de 8, qui font 1,25 mm d’épaisseur) pour centrer le panneau, et on prend soin de ne pas mettre de colle dans les rainures des panneaux, ils sont censés être libres et c’est ce qui permettra d’éviter des désordres lors du retrait du bois.

Dernier point, il serait dommage d’abimer nos belles courbes, donc cales en bois afin de ne pas marquer le bois avec les serre-joints.

Assemblage des corps de meubles

Même si ça ne se voit pas sur les images, l’assemblage des corps de meubles m’a causé quelques difficultés, je n’avais pas vu que mes tenons étaient un peu trop longs, comme ils sont taillé à 45° ils ont un effet de coin qui tend à faire fendre la pièce de bois, et c’est malheureusement ce qui m’est arrivé en haut d’un des pieds.

Moralité, le montage à blanc complet n’est pas optionnel, les ajustements ne doivent être ni trop serrés ni trop lâches et il faut s’en assurer avant d’ouvrir le pot de colle.

Pour le reste c’est du très classique, à noter que je colle mes panneaux arrière de CTP, car c’est un panneau stable dans ses dimensions et que le fait de le coller participe à la rigidité de la structure (contre-ventement).

Les tiroirs à queues d'arondes

J’ai enfin pu tester mon gabarit à queue d’aronde en conditions réelles, c’est à dire autrement que pour faire des tests ou bien des boîtes. Je dois avouer que je ne suis pas mécontent, pour du fait maison et le coût de la mise en oeuvre, c’est très satisfaisant. Et on gagne un temps fou, surtout pour des tiroirs par série de 8, ce qui représente 32 assemblages de 4 queues chacun….

 Les fonds des tiroirs sont également collés en rainure, par contre avec le recul, je me demande si c’est la bonne méthode, car je n’ai plus aucune souplesse au niveau de l’équerrage.

Le reste de l’assemblage des caissons de tiroir n’a pas posé de difficulté particulière, par contre j’ai pris la mesure des épaisseurs de bois mises en jeu (15 mm pour les côtés) et c’est très largement suffisant, j’aurai pu descendre à 10 mm sans difficulté malgré la taille des tiroirs, le frêne et le noyer d’Amérique ayant tout deux une très bonne rigidité. Par contre je continue mes fonds de tiroirs à épaisseur de 8 mm en ctp, ça reste plus qualitatif.

Le plateau supérieur

Comme on peut le voir sur l’image de mon bloc note ci-contre, le plateau supérieur suit la courbure haute des pieds du meuble, c’est ce qui fait l’esthétique (que l’on aime ou pas) de ce design. Il est donc important de laisser une surcote dans les dimmensions extérieures afin de permettre de recouper le plateau pour ajuster au plus prés du prolongement des formes du pieds. La suite des opération est relativement classique, il faut malgré tout prendre soin des coupes d’onglet qui sont toujours délicates.

Une fois les coupes réalisées aux bonnes dimmensions, je réalise l’assemblage à l’aide de sangle de type automobile (celles qui servent à arrimer les plateaux sur la remorque quand je vais les chercher à la scierie). Je positionne des serre joint au niveau des angles pour éviter les désafleurs, et je n’oublie de mettre des rondelles dans les espacement entre le plateau et les côtés pour répartir les jeux. Bien entendu, pas de colle au niveau des assemblages rainures / languettes, qui doivent pouvoir absorber les variations hygrométriques.

Ci-dessus et de gauche à droite :

  • Les deux plateaux en cours de séchage
  • La pose des alaises en noyer d’Amérique, destinées à maintenir le plateau légèrement au dessus des montants, pour donner une impression de flottement.
  • Et enfin les deux renfort en noyer d’Amérique également, incrusté dans chaque angle. Les deux encoches sont usinées à la toupie après assemblage du plateau, pour le faire j’ai monté un disque de scie circulaire sur la toupie, pas très sécurisé mais efficace. J’ai malgré tout pris toutes les précautions nécessaires et notamment respecté la vitesse de rotation indiquée sur le disque ainsi qu’une couverture totale de l’outil en rotation.

Les façades de tiroirs

Les façades de tiroir sont assemblées de la même manière que le plateau, rainures / languettes et renforts d’angle. Elles sont également recoupées à 45° (disons un très large chanfrein) pour des raisons purement esthétiques qui permettront de les assortir au plateau.

Deux "astuces" de montage

Le bois est un matériaux vivant, dont les variations dimensionnelles sont très difficiles à anticiper. Les montages rainures / languettes sont donc calculés avec un espacement entre les plateaux et les alaises coupées d’onglet. Mais les variations successives pourraient perturber ce bel arrangement en « tassant » le panneau central d’un côté ou bien de l’autre. Pour éviter ce phénomène je glisse une bande de liège sur la face cachée des façades des tiroirs et du plateau supérieur. Ainsi les jeux resteront égaux entre eux, mais le bois peu jouer malgré tout. J’utilise du liège destiné à l’isolation phonique des murs.

De même le plateau supérieur peu subir de légères variations, en plus du liège en face inférieure destinée à les « amortir », le plateau est fixé de manière souple grâce à des taquets qui sont vissés en face inférieur et glissés dans des encoches pratiqués dans les montants du meuble, ainsi en cas de variation, le plateau est libre de bouger un peu.

Fin d'une belle aventure

Beaucoup de travail, un peu de soucis, mais après tout, si on ne  risque rien, on obtient généralement pas grand chose. J’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser ces meubles, et depuis maintenant presqu’un an qu’il sont dans la chambre, je profite chaque jour du toucher du bois, j’aime faire glisser les tiroirs, et observer le détail du bois. On est bien loin des fabricants de meubles en poudre de bois avec leur « papier décors ».

Ces meubles me survivront sans doute, et c’est un peu un pied de nez à la société de consommation. En plus il sont très pratique pour y ranger du linge.

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